Egalité des filles et des garçons

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Remise du Prix du projet égalitaire 2016, mention Parcours

Désormais ambassadeurs.drices pour l'égalité filles-garçons !

Le 22 septembre 2016, le Prix du projet égalitaire a été remis au nom du recteur Olivier Dugrip, recteur de région académique et recteur de l'académie de Bordeaux, à 32 élèves de 1ère S et leurs enseignantes du Lycée polyvalent Alfred Kastler de Talence, en présence de Sophie Buffeteau, directrice régionale aux droits des femmes et à l'égalité, et de Naïma Charaï, conseillère régionale déléguée à l'égalité femmes-hommes et à la lutte contre les discriminations. 

    Sandra Barrère, chargée de mission Egalité filles-garçons remet les diplômes

    au nom du recteur Olivier Dugrip


Distingué par le jury pour la qualité de sa réflexion, le projet conduit par les élèves au cours de l'année 2015-2016, sous la houlette de Katia Vergnaud (enseignante de Lettres) et de Johanne Brengues (enseignante de mathématiques), proposait une approche inédite des questions posées par l'égalité entre les femmes et les hommes privilégiant l'interdisciplinarité entre français et mathématiques.

A partir d'un constat, celui de la faible représentation des filles dans leur section (7 filles pour 25 garçons), les élèves, regroupés en ilots mixtes, ont été mis en situation de recherche. Une problématique est posée : qu'est-ce qui peut expliquer la faible représentation des filles dans la classe ? Qu'est-ce qui peut justifier la prépondérance des garçons dans la filière industrielle ? En d'autres termes, quelle force ont encore les stéréotypes sexués dans les choix d'orientation et de formations ? 

Maxence présente le projet de classe


En Lettres, les élèves ont observé les rôles respectifs des femmes et des hommes dans un corpus de quatre romans, du XVIIème siècle à nos jours. L'étude de La Princesse de Clèves (1678), de Madame de La Fayette, puis des Liaisons dangereuses (1782) de Choderlos de Laclos, a permis de distinguer des modes de socialisation différenciés, notamment dans l'éducation, et une distribution différentielle de la compétence : les hommes sont placés en position de domination, les femmes, quand bien même elles sont intelligentes et se prêtent à l'étude, sont disqualifiées par la société.

L'étude du roman Indiana (1832) de George Sand entrevoit la question du mariage arrangé. Ici aussi, il est clair que la femme ne dispose d'aucun droit, son itinéraire est fait d'interdits (accès interdit à l'éducation, interdiction de gérer ses biens, d'exercer ses droits politiques, de travailler, de voyager ou de percevoir un salaire sans l'autorisation du mari). La Femme gelée (1981), roman d'Annie Ernaux, clôt le cycle, où l'on observe les grandes évolutions sociétales relativement aux rôles des femmes et des hommes, mais aussi la persistance des stéréotypes de sexe hérités du patriarcat (la symbolique des couleurs, les jeux des enfants, etc.). 

Lilas présente le projet à son tour


En mathématiques, les élèves se livrent opportunément à une analyse statistique pour appréhender la question : dresser une statistique est une manière rigoureuse d'objectiver une situation. Pour justifier ces différences de traitement, se peut-il qu'il y ait une différence de nature inscrite par exemple dans le cerveau ? Y aurait-il un cerveau féminin (petit) et un cerveau masculin (plus grand) ? Cette question alimente le discours sexiste aujourd'hui encore. Leurs analyses permettent aux élèves de conclure qu'il n'y a pas de lien entre taille de cerveau et réussite aux tests de QI.

Ils observent plusieurs aspects de la vie sociale : l'espérance de vie comparée entre les femmes et les hommes, l'accès à l'emploi selon le sexe et l'âge, le différentiel de salaire. Ces différentes analyses leur permettent de constater que les femmes sont confrontées de nos jours encore à de nombreuses inégalités.

Thomas reçoit son diplôme. De gauche à droite (en fond) : Johanne Brengues, Katia Vergnaud,

Sandra Barrère, Naïma Charaï et Sophie Buffeteau 


Pour finir, les élèves sont invités à réaliser une frise chronologique des personnalités féminines qui ont marqué leur époque mais que l'histoire oublie souvent. Ils choisissent de distinguer à la fois des écrivaines et des mathématiciennes : Madame de la Fayette, Olympe de Gouges, Simone de Beauvoir, Sophie Germain, Sofia Kovalevskaïa et Emma Castelnuovo sont ainsi mises à l'honneur.

L'analyse des éléments quantitatifs fournis par la statistique, conjuguée à l'immersion dans la littérature, comme trace anthropologique à la fois du lent mouvement d'émancipation et de la résistance de l'ordre patriarcal, a permis d'objectiver une situation et d'inscrire les évolutions dans un processus historique. Cette approche est particulièrement valide en ce sens qu'elle déculpabilise les garçons (lorsqu'on déconstruit sans historiciser, les garçons se sentent souvent incriminés), motive les filles à s'affranchir des stéréotypes qui persistent, et mobilise l'ensemble d'une classe d'âge à persévérer dans  l'établissement de schémas égalitaires.

Les élèves et leurs enseignantes désormais ambassadeurs.drices pour l'égalité entre les filles et les garçons.

A droite (premier rang), M. Haget, proviseur du lycée


C'est ce travail de fond, remarquable entre tous, que le jury a voulu distinguer. Désormais ambassadeurs.drices pour l'égalité filles-garçons, les élèves seront reçus à l'Hôtel de Région où ils auront l'occasion d'évoquer leur engagement en faveur de l'égalité avec les élu.e.s en charge de ces questions.

 

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